Tunisie- Taher Belkhodja appelle BCE à annoncer qu’il ne sera pas candidat en 2019, et à se concentrer sur les réformes à faire pour sauver le pays‎

Taher Belkhodja, ancien ministre du temps du ZaĂŻm Habib Bourguiba, est revenu dans un entretien accordĂ© Ă  Radio Express FM, sur les annĂ©es du règne de Bourguiba, avec leur bon et leur moins bon. A cet…

Taher Belkhodja, ancien ministre du temps du ZaĂŻm Habib Bourguiba, est revenu dans un entretien accordĂ© Ă  Radio Express FM, sur les annĂ©es du règne de Bourguiba, avec leur bon et leur moins bon. A cette Ă©poque lĂ , malgrĂ© certains points nĂ©gatifs, l’Etat a pris forme grâce au travail, et chacun œuvrait autant qu’il le pouvait, de son emplacement dans le système. Sachant, a-t-il ajoutĂ©, qu’on dĂ©signait l’Homme qu’il fallait Ă  l’endroit qu’il fallait, du point de vue compĂ©tence et loyautĂ©.

Maintenant, a-t-il remarqué, rien ne va plus et tout le pays est bloqué. Et c’est la faute au système politique hybride. Il n’est aucunement question de consensus ! On ne peut pas faire fonctionner l’Etat, rien qu’avec de la bonne volonté de la par de quelques uns. Il est, donc, urgent de revoir la Constitution et de changer le système politique, avant les échéances de 2019. Car aucun esprit sensé ne peut concéder qu’on puisse continuer de fonctionner ainsi jusqu’à 2019 et à fortiori, pendant cinq ans de plus, jusqu’à 2024.

Pour cette raison, Taher Belkhodja a rĂ©itĂ©rĂ© son appel solennel au prĂ©sident BCE, pour qu’il annonce dès à prĂ©sent qu’il ne sera pas candidat Ă  sa succession en 2019 et qu’il allait consacrer le temps qu’il lui restait au pouvoir, à corriger la situation et Ă  faire en sorte de changer le système politique, en prĂ©vision des Ă©chĂ©ances de 2019, afin d’assurer une relève de qualitĂ© qui saura prendre en mains le pays. Il lui a conseillĂ© de commencer par la prioritĂ© de mettre sur pieds, le Conseil ou la Cour constitutionnel. Il a dĂ©plorĂ© que la situation, Ă  cause du système politique hybride, en soit arrivĂ©e au point oĂą le chef du gouvernement se rebelle contre le chef de l’Etat.

Taher Belkhodja a reproché, à cette occasion, à BCE, d’avoir rencontré le bloc parlementaire de Nidaa Tounes, assurant qu’un président de la République est le président de tous les tunisiens et qu’il doit être au dessus des blocs parlementaires et autres formations.

Par ailleurs, il faudra que tout le monde assume ses responsabilités et reprenne son vrai rôle dans le pays, en allusion à l’UGTT qui s’immisce un peu trop, à son avis, dans la politique du pays. De même, a-t-il ajouté, il faudra revoir la loi relative aux partis politiques, car il est inconcevable qu’il y ait dans un pays près de 250 partis, dont on ignore tout, à commencer par leur financement.

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tunisienumerique

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