Tunisie – Qui est responsable de ce qui s’est passé à l’aéroport de Tunis Carthage ?‎

Ce qui s'est passĂ©, hier, Ă  l'aĂ©roport de Tunis Carthage, et par la suite, dehors, sur les routes, en pleine nuit, ne pourrait qu'ĂŞtre qualifiĂ© de scandale. Des centaines de tunisiens d…

Ce qui s’est passé, hier, à l’aéroport de Tunis Carthage, et par la suite, dehors, sur les routes, en pleine nuit, ne pourrait qu’être qualifié de scandale.

Des centaines de tunisiens débarqués par les derniers vols de rapatriement, des quatre coins du monde, qui se retrouvent bloqués à l’aéroport, sans que personne ne puisse leur dire ce qui allait advenir d’eux. On leur a signifié qu’ils allaient être confinés en quarantaine, quelque part, sans autres précisions. Et après avoir poireauté durant de longues heures dans l’aéroport, après des vols harassants et de longues attentes dans les pays de provenance, ces voyageurs ont été priés de monter dans des bus, qui les ont baladés des heures durant, d’un endroit à un autre, à la recherche d’une structure pour les y confiner, sans résultats, puisque certaines de ces structures ont refusé de les recevoir, alors que d’autres n’y étaient pas préparées et n’avaient, même, pas été prévenues.

Résultat des courses, ces citoyens ont été « lâchés » dans la rue, en pleine nuit, malgré le couvre feu. Et ils ont du affronter les forces de l’ordre qui se devaient de faire respecter les dispositions du couvre feu et du confinement sanitaire. Alors que, devant l’impossibilité de les héberger et de les confiner quelque part, ces citoyens cherchaient, au moins, à rentrer chez eux !

Le comportement de ces tunisiens était, à première vue, choquant, car « ON » a voulu qu’il soit perçu comme çà. Ils ont été dépeints comme des énergumènes rentrés d’on ne sait où, et qui narguaient les lois tunisiennes, et foutaient la pagaille dans le pays, qui en avait, déjà, assez à faire avec ses problèmes de gestion de la crise de l’épidémie.

Or, la faute n’est pas, forcément, du côté de ces citoyens qui ne demandaient qu’à rentrer quelque part, et qui ne concevaient pas de rester, indéfiniment bloqués à l’aéroport.

La faute revient, sans nul doute, à l’Etat qui avait donné son accord pour leur rapatriement, mais qui n’a pas prévu la suite de l’histoire, à savoir ce qu’il allait faire d’eux, ni comment il allait les gérer, et où il pouvait les caser. La faute revient donc au gouvernement, et plus précisément, à tous les départements en charge de leur rapatriement, comme les ministères des transports, des affaires étrangères, de l’intérieur et de la santé.

Et il ne s’agit pas, pour ces « éminences » des gestions de crise, de se dérober de leurs responsabilités et de décharger leur faute sur le dos du citoyen, et le présenter comme un sauvage impossible à contrôler et à satisfaire !

Et quand on prend des mesures, il faut savoir les appliquer, dans les moindres détails, et prévoir tous les scénarios possibles. Et il ne faudrait pas que les différents départements de l’Etat se mettent en conflit, à cause de différends idéologiques ou politiques entre certaines personnes. A plus forte raison quand ces personnes relèvent d’un même parti politique, mais de deux clans opposés par rapport à l’allégeance au « Grand chef » !

Categories
Source
tunisienumerique

Articles similaires

Back to top button
Close
Close