Tunisie – Après le départ de l’UPL, qu’adviendra-t-il du bloc de la « coalition nationale » ?‎

Après le « Top dĂ©part » donnĂ© par Slim Riahi, hier, samedi, en annonçant son retrait du bloc parlementaire de la coalition nationale, et en rĂ©vĂ©lant les dessous de la formation de ce bloc, en assurant…

Après le « Top départ » donné par Slim Riahi, hier, samedi, en annonçant son retrait du bloc parlementaire de la coalition nationale, et en révélant les dessous de la formation de ce bloc, en assurant qu’il y a l’intention de créer, autour, un nouveau parti politique, en vue d’opérer ce qu’il a qualifié de « coup d’Etat en douceur », est-ce que ce bloc, et tout ce projet vont pouvoir tenir le coup ?

Car, la chose qu’il faudrait garder à l’esprit, c’est que la plupart des députés qui ont quitté leurs blocs et partis respectifs, pour grossir les rangs de cette formation de la coalition, l’ont fait, soit par avidité du pouvoir, et dans l’espoir de décrocher un poste gouvernemental, ou quelque chose de similaire, soit, alors, si on en croit ce qui se murmure dans les coulisses de l’ARP, par peur des menaces et de la pression qui aurait été opérées sur eux, par les « parties influentes ».

Or, et en scrutant le nouvel horizon de la scène politique qui se profile, aussi bien à l’intérieur du pays, qu’au niveau régional et international, il n’est pas difficile de comprendre que la donne pourrait changer et que les choses sont en train de prendre une toute autre tournure.

De ce fait celui qui aurait choisi de rejoindre ce nouveau bloc par avidité du pouvoir, pourrait comprendre que les chances de gouverner, sont, probablement, en train de changer de mains. Et de ce fait, sa présence dans ce bloc pourrait lui nuire, plutôt que lui rendre service. Ce qui fait qu’il serait, peut-être tenté d’en repartir, tant qu’il est, encore temps. Quitte à passer par la case, de député indépendant, le temps de voir venir et de « faire oublier sa première défection ».

Quand à celui qui aurait été obligé de migrer vers cette coalition par peur des pressions ou de quelconques menaces, il pourrait avoir saisi le message de Slim Riahi d’hier, qui a dit qu’il venait de comprendre que, finalement, on ne pourra plus rien lui faire, et qu’il ne craignait plus les pressions aux quelles il a confirmé avoir été soumis. Et serait tenté de suivre l’exemple, d’autant plus que le poids de ce nouveau bloc, n’en vaudra, bientôt, plus la chandelle.

Ceci sans oublier un autre facteur de taille et qui est celui du prétexte pour lequel certains députés du nouveau bloc prétendent avoir déserté leurs formations d’origine, à savoir la coalition avec les islamistes d’Ennahdha, alors que cette nouvelle formation ne prend, même pas la peine de cacher son intention de composer avec Ennahdha. Projet qui a, d’ailleurs, été confirmé par les déclarations de certains leaders du parti islamiste, pas plus tard qu’hier.

Donc, au vu de toutes ces données, il serait légitime de se poser la question de savoir si les démissions de ce nouveau bloc ne vont pas commencer à se multiplier en cascade, et que va-t-il rester de ce projet, qui risque d’être un « mort né » ?

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tunisienumerique

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