Mohamed Dhaouafi: Les super-héros de la vraie vie ne portent pas de cape mais une prothèse‎

&qout; Chez Cure Bionics, nous croyons que les vrais super-hĂ©ros ne portent pas de cape mais une prothèse. C’est pourquoi, nous souhaitons prĂ©senter au monde plus de super-hĂ©ros&qout;, lance Moh…

” Chez Cure Bionics, nous croyons que les vrais super-hĂ©ros ne portent pas de cape mais une prothèse. C’est pourquoi, nous souhaitons prĂ©senter au monde plus de super-hĂ©ros”, lance Mohamed Dhaouafi, rĂ©solu Ă  mettre son empreinte dans un secteur qui connait en ce moment un boom retentissant: l’intelligence artificielle.

A seulement 28 ans, ce jeune tunisien est Ă  la tĂŞte de ” Cure Bionics “, une startup qui confectionne des prothèses bioniques pour les personnes handicapĂ©es, une prouesse technologique qui lui a valu son entrĂ©e dans le prestigieux classement Forbes 2020 des 30 jeunes les plus innovateurs de la rĂ©gion arabe.

Conçues Ă  partir d’une matière Ă©cologique, ces prothèses imprimĂ©es en 3d sont totalement ajustables pouvant Ă©pouser la morphologie de chaque porteur, y compris les enfants en pleine croissance.

Reposant sur l’intelligence artificielle, ces appareils sont facilement commandĂ©s par des signaux musculaires, de sorte qu’aucune intervention chirurgicale n’est requise pour les relier au membre amputĂ©. De plus, ils sont dotĂ©s d’une batterie alimentĂ©e Ă  l’Ă©nergie solaire.

Avec son innovation, ce diplĂ´mĂ© de l’Ecole nationale des ingĂ©nieurs de Sousse ambitionne d’offrir aux personnes Ă  mobilitĂ© rĂ©duite plus que des prothèses, mais une autre manière de façonner et d’inspirer le monde.

” Chez Cure Bionics, notre mission est de favoriser l’inclusion des personnes handicapĂ©es et de les aider aussi Ă  percevoir cette diffĂ©rence comme une opportunitĂ©, voire mĂŞme un super pouvoir afin d’inspirer les autres “, s’enthousiasme Mohamed dans un entretien accordĂ© Ă  l’agence TAP.

C’est Ă  nous, les jeunes de conduire le changement

DĂ©jĂ  sur les bancs de l’universitĂ©, le jeune ingĂ©nieur Ă©tait prĂ©occupĂ© par l’autonomisation des personnes en situation d’handicap. C’est en participant, en 2016, Ă  une compĂ©tition estudiantine qu’il imagine son premier prototype de prothèse qui Ă©tait Ă  l’Ă©poque mĂ©canique.

Dès lors, il dĂ©cide de dĂ©velopper davantage ce prototype afin qu’il soit adaptĂ© au mieux aux besoins des personnes handicapĂ©es.

DĂ©terminĂ© Ă  aller au bout de ses ambitions, Mohamed devait non seulement puiser dans ses fonds propres, mais aussi renoncer Ă  une offre de stage allĂ©chante au Canada. Ses efforts acharnĂ©s et son abnĂ©gation lui permettent finalement de prĂ©senter son prototype de main bionique en tant que projet de fin d’Ă©tudes.

” Ce processus m’a pris huit mois. Durant toute cette pĂ©riode, je suis allĂ© Ă  la rencontre de nombreuses personnes amputĂ©es, dont un enfant de 8 ans qui a perdu sa main et sa jambe suite Ă  une Ă©lectrocution. Il allait très mal et sa mère, faute de moyens, n’Ă©tait pas en mesure de lui procurer des prothèses “, se souvient le jeune homme.

Et de poursuivre : ” C’est alors que j’ai pris la dĂ©cision de concevoir des prothèses qui soient adaptĂ©es aux besoins uniques de chaque enfant et accessibles Ă  un prix abordable. ”

A moyen terme, Mohamed ambitionne d’exporter ses prothèses sur tout le continent africain et de confĂ©rer Ă  son entreprise une renommĂ©e internationale, mais la prioritĂ© pour lui aujourd’hui demeure la Tunisie.

Il n’a qu’un seul objectif en tĂŞte : contribuer Ă  l’essor Ă©conomique de son pays et inciter d’autres jeunes de sa gĂ©nĂ©ration Ă  lui emboĂ®ter le pas.

” Nous, jeunes artistes, crĂ©ateurs, entrepreneurs et scientifiques sommes capables de faire avancer notre pays. C’est Ă  nous de conduire le changement. Il faut seulement oser et vouloir “, insiste-t-il.

Categories
Source
webmanagercenter

Articles similaires

Back to top button
Close
Close