L’Iran complice d’Al Qaïda ? Le forcing diplomatique de Trump pour compliquer les débuts de Biden‎

L’Ă©quipe de Trump fait preuve d’un grand activisme diplomatique Ă  une semaine de l’arrivĂ©e de Joe Biden Ă  la Maison Blanche. Ainsi, selon certaines sources, Mike Pompeo prĂ©voit de se…

L’Ă©quipe de Trump fait preuve d’un grand activisme diplomatique Ă  une semaine de l’arrivĂ©e de Joe Biden Ă  la Maison Blanche. Ainsi, selon certaines sources, Mike Pompeo prĂ©voit de se servir d’informations nouvellement dĂ©classifiĂ©es, notamment sur l’assassinat en aoĂ»t dernier d’un chef d’Al QaĂŻda Ă  TĂ©hĂ©ran, pour accuser publiquement l’Iran de liens avec Al QaĂŻda. Samedi dernier, le secrĂ©taire d’État de Donald Trump avait levĂ© les « restrictions de contacts » avec Taiwan, du sel jetĂ© sur les plaies des relations conflictuelles avec la Chine.
Le secrĂ©taire d’État amĂ©ricain Mike Pompeo prĂ©voit de se servir d’informations nouvellement dĂ©classifiĂ©es pour accuser publiquement l’Iran de liens avec Al QaĂŻda, ont dĂ©clarĂ© deux personnes au fait du dossier, dans le cadre d’une ultime offensive contre TĂ©hĂ©ran avant de laisser place Ă  l’administration Biden.
A seulement sept jours de la fin du mandat prĂ©sidentiel de Donald Trump, l’actuel chef de la diplomatie amĂ©ricaine devrait dĂ©tailler des accusations selon lesquelles l’Iran a abritĂ© des commandants d’Al QaĂŻda et soutenu le groupe islamiste, ont dit les sources, cela malgrĂ© le scepticisme de certains dans les rangs des services du renseignement et du Congrès amĂ©ricains.
*Sanctions supplĂ©mentaires et pression accentuĂ©e sur l’Iran
On ne sait pas dans l’immĂ©diat l’ampleur des informations que Mike Pompeo entend rĂ©vĂ©ler lors de son discours devant le Club national de la presse Ă  Washington.
D’après les sources, il est possible que le secrĂ©taire d’État amĂ©ricain mentionne des renseignements dĂ©classifiĂ©s sur l’assassinat en aoĂ»t dernier d’un chef d’Al QaĂŻda, Abou Mohammed Al-Masri, dans la capitale iranienne TĂ©hĂ©ran (selon le « New York Times », il aurait Ă©tĂ© tuĂ© par un commando israĂ©lien pour le compte des États-Unis).
L’Iran est de longue date dans le viseur de l’administration de Donald Trump, et Mike Pompeo a cherchĂ© dernièrement Ă  accentuer la pression sur l’Iran en lui imposant des sanctions supplĂ©mentaires et en adoptant une rhĂ©torique incendiaire.
Aux yeux de certains conseillers du dĂ©mocrate Joe Biden, l’administration rĂ©publicaine sortante tente de compliquer une possible reprise du dialogue avec TĂ©hĂ©ran, alors que le prĂ©sident Ă©lu amĂ©ricain a exprimĂ© sa volontĂ© de revenir dans l’accord de 2015 sur le nuclĂ©aire iranien, que Donald Trump a dĂ©noncĂ© en 2018.
*Pompeo a dĂ©jĂ  accusĂ© l’Iran mais sans fournir de preuves concrètes
Mike Pompeo a dĂ©jĂ  accusĂ© par le passĂ© l’Iran de liens avec Al QaĂŻda, sans toutefois fournir des Ă©lĂ©ments concrets.
En octobre 2017, lorsqu’il Ă©tait alors directeur de la CIA, il avait dĂ©clarĂ© que « l’Iran a travaillĂ© Ă  certaines occasions au cĂ´tĂ© d’Al QaĂŻda ».
Les accusations formulĂ©es auparavant par l’administration de George W. Bush d’implication iranienne dans les attentats menĂ©s par Al QaĂŻda aux États-Unis le 11 septembre 2001 ont Ă©tĂ© discrĂ©ditĂ©es. Toutefois, depuis lors, des compte-rendus ont fait Ă©tat de membres d’Al QaĂŻda s’Ă©tant rĂ©fugiĂ©s en Iran.
Un ancien haut reprĂ©sentant des services du renseignement amĂ©ricains, directement informĂ© de la question, a dĂ©clarĂ© que l’Iran, chiite, n’a jamais adoptĂ© une attitude amicale Ă  l’Ă©gard d’Al QaĂŻda, groupe sunnite, ni avant ni après les attentats de 2001.
L’administration Trump est engagĂ©e dans une sorte de forcing diplomatique qui pourrait compliquer les premiers pas de Joe Biden Ă  la Maison Blanche. Samedi 9 janvier, les États-Unis ont ainsi levĂ© les restrictions sur les contacts entre reprĂ©sentants amĂ©ricains et taiwanais. C’est une « chose Ă©norme », a dĂ©clarĂ© lundi le ministre taiwanais des Affaires Ă©trangères, Joseph Wu, y voyant une Ă©tape majeure pour accroĂ®tre les liens avec Washington, principal soutien de l’Ă®le sur la scène internationale.
Les États-Unis, comme la plupart des pays, n’ont pas de liens diplomatiques officiels avec Taiwan mais sont lĂ©galement contraints de fournir Ă  l’Ă®le les moyens de se dĂ©fendre. Sous la prĂ©sidence de Donald Trump, Washington a Ă©tendu les ventes d’armes et envoyĂ© de hauts reprĂ©sentants Ă  Taipei. Avec la levĂ©e des restrictions, les reprĂ©sentants de Taiwan sont dĂ©sormais en mesure de se rendre au dĂ©partement d’État amĂ©ricain ou Ă  la Maison Blanche pour des rĂ©unions, plutĂ´t que dans des lieux non officiels comme des hĂ´tels.
PĂ©kin, qui considère l’Ă®le dĂ©mocratique comme une province renĂ©gate, n’a pas encore formellement rĂ©pondu Ă  la dĂ©cision de Washington, mais elle devrait exacerber les tensions entre les deux plus grandes puissances Ă©conomiques mondiales. La presse officielle Ă  PĂ©kin, elle, a vivement critiquĂ© la dĂ©cision de Washington, le Global Times Ă©crivant notamment que la Chine devait envoyer un « ferme avertissement » Ă  Taiwan.
(La Tribune)

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