France: Les huit patients atteints du « variant breton » sont morts, une enquête ouverte‎

Un nouveau « variant breton » a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© chez des malades soignĂ©s au centre hospitalier de Lannion, dans les CĂ´tes d’Armor (France). Huit cas positifs ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s et tous sont dĂ©cĂ©dĂ©s…

Un nouveau « variant breton » a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© chez des malades soignĂ©s au centre hospitalier de Lannion, dans les CĂ´tes d’Armor (France).
Huit cas positifs ont été enregistrés et tous sont décédés. La plus grande « dangerosité » du variant n’est pas établie, mais il n’a pas été détecté dans sept des huit cas.
Un renforcement du tracing et de la vaccination va être enclenché de Morlaix à Saint-Brieuc.
Depuis l’apparition du terme de « variant breton », les railleries vont bon train sur les réseaux sociaux et certains se plaisent à imaginer un stratagème pour écarter les Parisiens, alors qu’une rumeur de reconfinement enfle. La réalité est bien plus cruelle. Détecté au centre hospitalier de Lannion, dans les Côtes d’Armor, ce variant aurait déjà causé la mort des huit malades chez qui il a été identifié. Est-il plus dangereux ? A ce stade, l’Agence régionale de santé assure que ce n’est pas le cas. « Ces patients étaient hospitalisés avec un état clinique assez critique. Mais ça n’indique pas du tout la sévérité du variant », assure Stéphane Mulliez, son directeur. Toutes les personnes l’ayant contracté étaient âgées et présentaient des symptômes de comorbidité.
Baptisé « 20C », ce nouveau variant fait pourtant l’objet d’une attention accrue de la part des autorités. La raison ? Sa « discrétion ». Sept des huit tests PCR réalisés chez les patients infectés s’étaient révélés négatifs. C’est la biologiste de l’hôpital qui a donné l’alerte au sujet de patients présentant les « symptômes typiques du Covid » avec « parfois » des résultats de tests PCR négatifs, a expliqué Stéphane Mulliez. De nouveaux tests, sérologiques ou avec des « prélèvements respiratoires plus profonds », ont permis d’identifier la présence du Covid-19.
*Une enquête sur les prélèvements va être effectuée
Au total, 79 cas positifs ont été enregistrés au sein du centre hospitalier de Lannion où ce variant a été identifié. Seuls huit cas porteurs de ce variant ont pour l’heure été détectés. Mais combien d’autres cas potentiels ? Les autorités sanitaires ne le savent pas et ont lancé une enquête « flash » afin d’étudier le séquençage des prélèvements positifs réalisés ces dernières semaines dans la région et ailleurs en France. « Une des pistes, c’est que le virus transite de manière plus rapide entre les voies respiratoires supérieures et les voies respiratoires inférieures », a avancé Alain Tertre, responsable de la cellule régionale de Santé Publique France. « Mais ce sont des hypothèses », a-t-il précisé.
Dès lundi, l’organisation mondiale de la santé avait été informée et le variant classé « sous surveillance » par les autorités françaises. A ce stade, les médecins ne jugent pas le « 20C » comme « préoccupant » mais cherchent à savoir pourquoi il n’a pas été détecté lors des dépistages PCR. L’ARS annonce notamment un traçage des cas contacts plus poussé afin de limiter la propagation du virus. « Nous ne savons pas, aujourd’hui, si le variant est plus ou moins contagieux », assume son directeur.
Dès lundi, le ministère de la Santé avait adressé une note à l’ensemble des professionnels de santé pour les alerter de la présence d’un nouveau variant et de la conduite à adopter pour mieux le détecter. Pour l’heure, les communautés de communes de Guingamp, Lannion, Saint-Brieuc, Leff Armor, mais aussi celle de Morlaix, dans le Finistère, sont observées de très près. Si les taux d’incidence demeurent assez faibles par rapport à la moyenne nationale, ils ont progressé significativement depuis plusieurs jours, obligeant les préfectures à prendre de nouvelles mesures.
L’apparition de variants est un processus naturel, le virus acquérant des mutations au fil du temps, pour assurer sa survie. Plus de 4.000 variants du SARS-CoV-2 ont été identifiés dans le monde, selon les services de santé britanniques. Seuls trois sont jugés comme « préoccupants » (anglais, sud-africain et brésilien).
(20Minutes, avec AFP)

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