Coronavirus : Une bombe sociale prĂȘte Ă  exploser‎

Notre sĂ©lection de Posts publiĂ©s sur les rĂ©seaux sociaux sur des sujets d’actualitĂ© qui font dĂ©bat. Nous n’arrĂȘtons pas d’insister sur l’extrĂȘme urgence de la distribution des aides aux personne…

Notre sĂ©lection de Posts publiĂ©s sur les rĂ©seaux sociaux sur des sujets d’actualitĂ© qui font dĂ©bat.

Nous n’arrĂȘtons pas d’insister sur l’extrĂȘme urgence de la distribution des aides aux personnes dĂ©munies, aux familles nĂ©cessiteuses, aux trĂšs nombreuses personnes qui vivaient souvent au jour le jour de petits travaux prĂ©caires et informels et qui ont perdu brutalement tout moyen de subsistance, et mĂȘme aux salariĂ©s ayant perdu leur emploi par suite d’arrĂȘt d’activitĂ© de leurs entreprises !

L’urgence impose d’imaginer IMMÉDIATEMENT un moyen efficace pour faire parvenir ces aides Ă  ceux qui en ont besoin , et Ă  permettre Ă  la sociĂ©tĂ© civile de s’organiser et d’agir sur le terrain (malgrĂ© le confinement)!

Cet article , qui parle du Sud de l’Italie,devrait impĂ©rativement ĂȘtre lu et mĂ©ditĂ© RAPIDEMENT par nos responsables.

Nous sommes tous avertis !

Coronavirus. Dans le sud de l’Italie, une bombe sociale prĂȘte Ă  exploser
COURRIER INTERNATIONAL – PARIS
Publié le 28/03/2020

Les rĂ©gions mĂ©ridionales de la PĂ©ninsule sont moins touchĂ©es par la pandĂ©mie, mais les mesures de confinement y sont tout aussi sĂ©vĂšres. De nombreuses personnes qui survivaient grĂące au travail au noir n’ont plus de revenus, ce qui inquiĂšte les autoritĂ©s qui recensent des premiers signes de “rĂ©volte”.

Trois millions sept cent mille personnes. Selon les estimations de l’Istat (institut national de statistiques), rapportĂ©es par le quotidien turinois La Stampa, c’est le nombre d’Italiens qui travaille Ă  ce jour sans contrat. “80 % d’entre eux vivent dans les rĂ©gions du sud du pays oĂč, selon une Ă©tude du syndicat CGIL [le deuxiĂšme le plus important en Italie], une personne sur trois travaille au noir. Ce sont des serveurs, des ouvriers, mais aussi des petites mains de la criminalitĂ© qui ne sont ‘protĂ©gĂ©es’ par aucun dĂ©cret du gouvernement en ces temps de crise, par aucune prestation sociale.”

Le rĂ©sumĂ© de La Stampa prĂ©sente trĂšs bien la situation explosive que vit le sud de l’Italie en ce moment. La Sicile, les Pouilles, Naples ou Palerme sont des rĂ©gions et des villes oĂč de nombreuses personnes travaillaient sans contrat. Ces Italiens ne sont pas concernĂ©s par les mesures exceptionnelles prises par le gouvernement en soutien des entreprises. Ils ont donc perdu toute source de revenu du jour au lendemain. Et les premiĂšres consĂ©quences commencent Ă  se faire sentir.

Un supermarchĂ© pris d’assaut Ă  Palerme, en Sicile

Ainsi, raconte le quotidien romain La Repubblica, “jeudi 26 mars, un groupe de personnes s’est prĂ©sentĂ© aux caisses d’un supermarchĂ© Lidl de Palerme avec les caddies remplis de denrĂ©es alimentaires et a refusĂ© de payer. Depuis, la police surveille les grands hypermarchĂ©s de la ville”.

Selon le journal, la tentative de vol de Palerme n’a pas Ă©tĂ© complĂštement spontanĂ©e.

“L’initiative est partie d’un groupe Facebook ‘RĂ©volution nationale’, qui compte des milliers d’inscrits et qui a dĂ©jĂ  donnĂ© un autre rendez-vous le 3 avril : ‘ceux qui sont prĂȘts Ă  la guerre le disent : il faut que nous dĂ©valisions les supermarchĂ©s pour leur faire comprendre la situation oĂč l’on se trouve’, voit-on Ă©crit sur le groupe”.

“En Sicile, en Campanie, dans les Pouilles, on risque dĂ©sormais de se faire voler ses courses, et tous les jours on entend des nouvelles de pharmacies braquĂ©es”, affirme La Repubblica, dĂ©crivant une situation tendue qui inquiĂšte en plus haut lieu. Le quotidien dĂ©voile ainsi un rapport interne au gouvernement qui prĂ©vient “d’un risque de rĂ©voltes et de rĂ©bellions, surtout en Italie mĂ©ridionale oĂč le travail au noir et la prĂ©sence trĂšs forte de la criminalitĂ© organisĂ©e sont des facteurs inquiĂ©tants”.

Pour prĂ©venir ces risques, certaines villes ont pris des mesures. C’est le cas de Palerme, en Sicile qui a mis en place un systĂšme d’aide Ă  travers la distribution de denrĂ©es alimentaires pour les familles qui n’ont plus de revenus. Mais quelque chose bouge Ă©galement au sommet de l’État.

Ainsi, dans une interview accordĂ©e Ă  La Stampa, Laura Castelli – sous-secrĂ©taire au ministĂšre de l’Économie – affirme que :

Il faudra garantir un revenu Ă  tout le monde Ă  travers une mĂ©thode simple. On peut penser Ă  Ă©tablir un revenu d’urgence qui sera en place tant qu’on ne revient pas Ă  la normalitĂ©. On est Ă©galement en train d’envisager une simplification des procĂ©dures d’accĂšs au revenu de citoyennetĂ© [sorte de revenu universel mis en place par le prĂ©cĂ©dent gouvernement en Italie].”

En attendant que des mesures spĂ©ciales soient prises, aujourd’hui encore, une vidĂ©o publiĂ©e par le quotidien milanais Il Corriere della Sera a fait parler d’elle. On y voit un monsieur qui se prĂ©sente Ă  la caisse avec des denrĂ©es alimentaires simples – telles des pĂątes – et une autre personne qui dit :

Il n’a pas achetĂ© de champagne, il ne peut pas payer, qu’est-ce qu’il faut faire? Appelez donc la police si vous voulez !”

Une scĂšne qui s’est dĂ©roulĂ©e Ă  Naples, ville oĂč se concentrent Ă©normĂ©ment de problĂšmes sociaux, mais qui fait preuve de solidaritĂ© et de crĂ©ativitĂ© mĂȘme dans ces moments compliquĂ©s. C’est en effet ici, que, Ă  en croire La Repubblica, est en train de prendre pied une initiative informelle d’entraide : “Des citoyens achĂštent des produits qu’ils laissent Ă  la caisse pour remplir les caddies de ceux qui n’ont pas d’argent pour payer.”

Beniamino Morante

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